Parmi les manifestants réunis dimanche à l'appel du collectif «30 ans ça suffit», figurait le vice-président du Front national Bruno Gollnisch.
Quelques milliers de personnes - près de 10.000 selon les organisateurs, 2.500 selon la police - ont manifesté dimanche à Paris contre l'avortement, à l'appel du collectif «30 ans ça suffit», allusion à la loi Veil de 1975 légalisant l'interruption volontaire de grossesse (IVG).
Derrière des banderoles réclamant «une civilisation pour la vie» et des représentations de Jésus crucifié portées par des enfants, des manifestants de tous âges, parmi lesquels se trouvait le vice-président du Front national Bruno Gollnisch, ont quitté la place de la République en début d'après-midi en direction de la place de l'Opéra.
Parmi les slogans repris sur les panneaux portés par les manifestants, figuraient: «Ne les tuez pas !», «Maman, garde moi, laisse-moi la vie !» ou «Pas d'enfants, pas de retraites».
Nombre d'enfants tenaient à la main des ballons de différentes couleurs sur lesquels était écrit «Marche pour la vie» en plusieurs langues européennes.
Avant le départ de la manifestation, des représentants d'organisations opposées à l'avortement venant d'autres pays européens, étaient montés à la tribune pour déclarer que «Dieu est le maître de la vie» ou critiquer la «civilisation de la mort».
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Que dire à ces braves gens qui ne savent pas ce que porter un enfant issus d'un viol peut faire, qui lorsqu'ils verront votre enfant trisomique viendront vous cracher à la figure ( je l'ai vu faire à la mère d'une amie)
Que dire à ces gens lorsque vous êtes déjà mère de cinq enfants et que votre mari vous à quittez alors que le sixième est dans votre ventre et que vous n'avez pas de job ?
Que les infrastructures ne permettent pas d'accueillir des enfants pour que les femmes seules puissent aller travailler.
J'aimerais leur répondre notre corps nous appartiens...mais aussi oui des femmes utilisent l'avortement comme moyen de contraception systématique et ça c'est dégueulasse.
La Loi Veil, ainsi nommée d'après Simone Veil, est la loi française votée le 17 janvier 1975 qui autorise l'avortement. Elle complète ainsi la loi Neuwirth qui en 1967 légalisait la contraception. L'IMG (Interruption Médicale de Grossesse) ne peut être pratiquée que selon des conditions très particulières et bien définies :
* Volonté de la mère,
* Maladie grave et incurable dans l'étendue des connaissances actuelles de la science,
* Autorisation d'experts,
* Pas d'autres alternatives.
Ne pas confondre IVG et IMG, IVG étant pratiquée sous l'unique volonté de la mère dans un délai en France de 14 SA (Semaines d'aménorrhées, soit depuis le premier jour des dernières règles) et l'IMG qui n'a pas de limites dans le temps et peut être pratiquée à tout instant de la grossesse dans le cas de malformations graves du fœtus ou encore en cas de danger vital pour la mère.
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Qui se souvient des « faiseuses d’ange », des avortements clandestins qui finissaient aux urgences à l’hôpital avec un risque réel de mourir d’une septicémie ? Et aussi en prison.....
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Entre 1975 et 2001, 5500 femmes, malgré la légalisation de l’avortement, étaient contraintes de recourir chaque année à une intervention à l’étranger. La loi obligeait les femmes à un parcours du combattant : entretien préalable, délai de réflexion, avis du médecin... Il n’était pas rare que l’entretien se transforme en une séance humiliante, au cours de laquelle les femmes étaient culpabilisées. Non seulement celles-ci se trouvaient dans un état d’infériorité dû à leur situation délicate, mais en plus il fallait une force morale particulière pour résister aux assauts d’un responsable d’association qui n’était pas toujours bienveillant.
En 2001, à l’initiative de Martine Aubry et d’Élisabeth Guigou, alors ministres, l’entretien devient facultatif et le délai est porté de 10 à 12 semaines de grossesse. Pour le mouvement du planning familial ce n’est pas suffisant : « Nous sommes encore amenés à aider 3500 femmes à partir dans des pays où le délai est plus long. »
Source :
http://www.cfdt.fr/actualite/societe/vie_en_societe/archives/vie_en_societe_0013.htm