Lu dans libé ce matin
.... Le père de la victime ne comprend pas la «réponse disproportionnée» mise en œuvre par des fonctionnaires en nombre, contre son fils, seul et au final désarmé. Et se demande pourquoi les policiers n’ont pas eu recours au flash-ball au lieu d’une arme à feu.«Le fil des événements est confondant. C’est une succession d’erreurs professionnelles et de réactions disproportionnées. Il ne fallait pas le tuer, mais lui tendre la main. On l’a abattu comme un chien entre deux bagnoles dans un coin de cour,estime Me Pierre Olivier Sur, avocat des Massonnaud. Il était tout sauf un garçon qui mettait en danger les policiers. En face, ils disent qu’Olivier était un "forcené". Mais le forcené, c’est "Human Bomb" [le preneur d’otages dans une école maternelle de Neuilly en 1993, ndlr]. Pas Olivier. Lui, c’était juste un type qui avait pété un peu les plombs.»
Après l’ouverture d’une information judiciaire confiée à un juge de Poitiers et la saisie de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, la «police des polices»), le brigadier-chef C. a été entendu à l’automne en tant que témoin assisté. «Je ne peux pas accepter le fait qu’il ne soit pas mis en examen, affirme Me Sur. L’enchaînement des actes de procédures montre qu’il y a un a priori pour transformer la victime en un dangereux criminel jusqu’à salir sa mémoire pour sauver la police.»
source :
http://www.liberation.fr//actualite/societe/317638.FR.php?utk=000673e9